
Pays : Etats-Unis
Sortie : 05/09/2025
Label : Auto-produit
Genre : Grindcore / Synthwave
Chroniqué par Astrad
Vous voyez la tronche de cette pochette ? Eh bien ma chronique va être exactement pareille : complètement ballec, anarchique et décomplexée, à l’image de cet album sorti de nulle part mais à côté duquel il serait dommage de passer.
On ne va pas y aller par 4 chemins : ce petit skeud de seulement 23 minutes défonce sévèrement la gueule et rend plus vite addict qu’une dose d’essai chopée innocemment Porte de la Chapelle. Pourtant, après s’être farci ce rouleau-compresseur en pleine poire, difficile de décrire précisément ce qui vient de nous passer dessus : une sorte de cybergrind perdu quelque part entre mathcore, indus et synthwave, dont la frénésie malsaine n’a rien à envier à un film de Gaspar Noé.
C’est une plongée hallucinée dans une jungle urbaine brûlée au napalm (comme semblent l’indiquer les savoureux clins d’oeil du premier titre, dont je vous laisserai la surprise), où l’ultraviolence nihiliste et schizophrène des bas-fonds laisse parfois place aux néons blafards d’une boîte de nuit cyberpunk (Space Juice) voire à une intensité hypnotique qui rappellerait presque certains passages du cultissime City de Strapping Young Lad (Juggalos for Congress, Pelvis Presley). Ce voyage au bout de l’enfer – parsemé de samples nocifs et de jeux de mots étonnamment… drôles ? – s’achève sur un final industriel mid-tempo étouffant et délétère à souhait, qui ne laisse aucune ombre de chance au peu de sanité qu’il nous restait peut-être encore.
Oh. C’est fini.
Merde.
Hmm…
23 minutes ? C’est pas grand chose.
Après tout… pourquoi pas ? Ces beats malfaisants me manquent déjà.
Bon. Allez.
C’est reparti.
…
Putain.
C’est la pépite de la rentrée.
Note : 4.0/5.0

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